Marie-Eve Roy
11 Mar
11Mar

Vous dirigez une PME et envisagez de faire appel à une adjointe virtuelle? Que ce soit n'importe où dans la province du Québec ou ailleurs dans le Canada, ce choix peut être fiscalement avantageux pour votre entreprise, tout en vous permettant de gagner du temps sur la gestion de vos tâches déléguer dans votre entreprise.


Honoraires d’adjointe virtuelle : une dépense entièrement déductible

Les paiements versés pour des services tels que la gestion de calendrier, le suivi client ou la facturation sont considérés comme dépenses d’exploitation. Ils réduisent directement le revenu imposable de votre entreprise, sans plafond, à condition qu’ils servent à générer un revenu.

Astuce : conservez toutes les factures et votre contrat, et précisez clairement que les tâches sont liées aux activités commerciales.


Récupération de la TPS/TVQ grâce aux crédits de taxe sur les intrants

Si votre entreprise est inscrite à la TPS et à la TVQ, vous pouvez réclamer : 

 Cela permet de récupérer jusqu’à 100 % de la TPS (5 %) et de la TVQ (9,975 %), lorsque les services sont utilisés à plus de 50 % pour vos activités commerciales.


Crédit d’impôt pour investissement et innovation (C3i)

Si vous collaborez avec votre adjointe virtuelle et que cela implique l’achat ou l’abonnement à des outils numériques (logiciels CRM, automatisation, gestion de projet), vous pouvez bénéficier du C3i

Selon votre région, cela représente jusqu’à 30 % de crédit d’impôt remboursable sur les logiciels ou le matériel informatique admissible.

⚠️ Les honoraires de service pur ne sont pas admissibles, mais les licences logicielles, oui. Seuil minimal : 5 000 $ de dépenses TI admissibles dans l’année fiscale.


Sous-traitance vs employé interne : quelles implications fiscales ?

AspectSous-traitant (adjointe virtuelle)Employé interne
DéductionHonoraires 100 % déductiblesSalaire + charges sociales déductibles
Charges socialesAucune part employeurRRQ, AE, RQAP, CNESST, etc.
TPS/TVQCTI/RTI récupérablesNon applicable
FlexibilitéContrat modulable selon vos besoinsMasse salariale fixe


💡 Attention : si votre adjointe facture via sa société mais que la relation ressemble à un emploi déguisé, l’ARC peut qualifier la société comme personal services business, ce qui limite certaines déductions et entraîne un taux d’imposition plus élevé.


Exemple concret : économie pour une PME à Québec

  • Honoraires annuels : 30 000 $
  • TPS/TVQ récupérables : ~3 % net
  • Déduction d’exploitation : 30 000 $ → économie d’impôt ≈ 6 900 $ (taux combiné 23 %)
  • Coût réel pour l’entreprise : ~22 100 $ après récupération de taxes et économie d’impôt


Checklist avant votre déclaration 2025

  • Factures détaillées incluant le N° TPS/TVQ de l’adjointe
  • Contrat précisant la portée, la durée et le lieu de service
  • Registre des heures et livrables pour justifier la dépense
  • Sommes séparées : honoraires vs licences logicielles (C3i)
  • Vérification que la relation ne constitue pas une entreprise de services personnels


Conclusion

Les adjointes virtuelles au Québec ont commencé à émerger au début des années 2000, avec des activités qui ont été reconnues comme telles dès 2002. Cependant, il n'y a pas d'année précise mentionnée pour le début de leur activité, mais cette information est confirmée par plusieurs sources.

En 2026, engager une adjointe virtuelle demeure stratégiquement et fiscalement avantageux. Vous profitez de déductions complètes, de taxes récupérables et, selon vos outils numériques, de crédits d’impôt supplémentaires.

Vous voulez estimer vos économies fiscales et optimiser vos services administratifs ? Contactez-nous pour une analyse personnalisée — nous accompagnons déjà les PME à Montréal, Laval, Trois‑Rivières, Québec, Sherbrooke et Saguenay.


Conseil : cette information est à jour en mars 2026. Pour des conseils adaptés à votre situation, consultez un fiscaliste. 



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